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Vivement la fin du quémandage!

Le débat actuel sur la reconnaissance de la nation québécoise ne mène à rien. Certes, à première vue, il peut paraître captivant, historique même, pour certains. Il n’en est rien. Ce n’est qu’une joute politique qui aboutira à l’adoption d’une motion sans réelles conséquences et, finalement, dont personne ne veut. Ce n’est qu’un exemple de plus démontrant que le BQ et le mouvement indépendantiste ne gagneront rien en quémandant continuellement à Ottawa. La situation tournera toujours à l’avantage du fédéralisme à la Chambre des communes. La volte-face du BQ, décidant d’appuyer la motion des Conservateurs, nous place devant un paradoxe : un parti qui se veut le promoteur de l’indépendance du Québec condamné à défendre les intérêts d’une province « au sein d’un Canada uni ». Le BQ joue le jeu des tenants du fédéralisme asymétrique, les libéraux de Jean Charest, et non celui des indépendantistes. Du théâtre de haut niveau, comme le mentionnait Marcel Lefebvre dans un récent texte sur ce blogue.

Cette réalité doit être déchirante pour les indépendantistes sincères qui siègent à Ottawa. Chose certaine, le rôle du BQ est à revoir. Devrait-il se recentrer sur le Québec, là où la véritable décision sera prise, afin de sortir de cette situation insoutenable? Unir ses efforts aux autres partis indépendantistes du Québec dans une ultime élection décisionnelle?

En terminant, je vous invite à lire la plus récente chronique de Patrice Boileau sur Vigile. Il suggère au parti Québec solidaire de revoir son mode d’accession à l’indépendance, très intéressant.

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