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1 novembre 2006

0 de 11. Un pacte pour faire l’indépendance

1. À l’initiative du Rassemblement pour l’indépendance du Québec (RIQ), une douzaine de personnes ont dégagé les éléments essentiels d’un argumentaire justifiant la signature d’un pacte entre promoteurs (partis, candidats et autres personnes) de l’indépendance du Québec. Ce pacte deviendrait la plate-forme électorale commune lors des prochaines élections.

2. L’objectif visé par ce pacte est de réaliser l’indépendance du Québec si les candidats indépendantistes obtiennent un soutien de la majorité (50 % + 1) des électeurs. En cela, l’idée d’un pacte implique une entente entre les partis pour que ce soutien se traduise par l’élection d’une majorité de députés indépendantistes.

3. À cette fin, trois réunions de travail se sont tenues à Montréal entre septembre 2005 et avril 2006. Aux termes de leurs échanges, ces douze personnes ont donné leur aval aux documents intitulés : « Le pacte » et « L’argumentaire pour une élection décisionnelle ». Ces documents se retrouvent aux pages deux et trois.

4. Ces documents feront l’objet d’une consultation au cours du mois de mai 2006 auprès de diverses personnes engagées, de députés élus et d’associations, consultation au terme de laquelle une assemblée citoyenne se tiendra à la Maison Ludger-Duvernay au 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, le samedi 27 mai 2006 de 12h30 à 17h30. Cette assemblée sera animée par monsieur Gérald Larose.

5. À l’occasion de cette assemblée, les résultats de la consultation seront dévoilés et il y aura débat entre les personnes présentes sur les documents et les suites à donner.

6. Par ordre alphabétique, les personnes suivantes ont approuvé ces documents :


Claude Bariteau
Patrice Boileau
André Campeau
Pierre Cloutier
Stéphane Harrisson
Francine Lavoie
Jacques Leduc
Gordon Lefebvre
Marcel Lefebvre
Guy LeSieur
Maria Teresa Perez-Hudon
Marcel Sauvé

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3 novembre 2006

2 de 11. Faire du théâtre ou faire l’indépendance

De passage à Bouctouche, Nouveau Brunswick, j'ai assisté à l'Odyssée, cette grande comédie musicale en plein air conçue par Antonine Maillet et qui raconte l'histoire déchirante et courageuse du peuple acadien. Une mise-en-scène efficace et originale, particulièrement au moment où tous les comédiens sur scène se mettent à avancer puis reculer comme le va-et-vient des vagues pour symboliser les hésitations du peuple acadien face à son avenir. Et lorsque les soixante comédiens sur scène se sont mis à entonner l'hymne national acadien, les larmes me sont montées aux yeux. C'était tellement irréel d'entendre ce chant d'affirmation nationale, de voir tous ces gens chanter leur "'pays" français avec la main sur le coeur, alors qu'une majorité de spectateurs qui les entouraient dans les gradins parlaient anglais entre eux. J'étais à la fois touché et peiné de voir ce peuple célébrer son "pays" dans l'ordre de l'imaginaire alors qu'en réalité aucun pays réel ne lui appartient et que ce spectacle d'affirmation culturelle est subventionné par le gouvernement du Canada.

Je me suis dit: "Et si l'aventure nationale du Québec culminait un jour dans ce genre de représentation théâtrale célébrant une nation culturelle au lieu d'aboutir à l'indépendance politique réelle"! Sur le chemin du retour, en réfléchissant davantage, Fernand Dumont en tête, je me suis rendu compte que l’aventure nationale du Québec était d'ores et déjà installée dans la sphère du mythe, de l'imaginaire, du théâtre et du "pas pour vrai" et que c'était là le principal obstacle à l'indépendance du Québec.

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2 novembre 2006

1 de 11. Un pacte pour construire le pays ensemble

Depuis la défaite référendaire de 1995, le mouvement indépendantiste québécois souffre de désorganisation et semble en panne. Les leaders politiques et les militants ne parviennent plus à identifier une ligne directrice capable de rassembler. En son absence, ils s’accrochent à l’espoir que le gouvernement fédéral commette une erreur propulsant leur option vers de nouveaux sommets ou s’obstinent à associer l’indépendance à une seule cause : le déséquilibre fiscal, l’environnement et, récemment, l’éducation. À l’instar de nombreux militants, Les Porteurs du pays, un groupe d’indépendantistes de toutes tendances, considèrent essentiel d’évaluer le contexte politique actuel et, par la suite, d’identifier les meilleures stratégies en vue d’accéder à l’indépendance.

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17 novembre 2006

3 de 11. De l’inféodation ou de la nécessité de clarifier certains concepts

« La connaissance des grands principes permet de trouver en toutes circonstances les solutions qui conviennent » Sun Tsu


1. L’essentiel : être reconnu; l’accessoire : comment être reconnu ?

Le peuple qui tend vers la souveraineté politique et l’indépendance doit se faire reconnaître comme État de fait (de facto) et de droit (de jure). Cette reconnaissance prend officiellement ACTE des faits accomplis par le peuple, lesquels ont déjà prouvé son aptitude et sa capacité de se gouverner lui-même. L’aptitude est la compétence prouvée par les faits du peuple qui se réclame du statut d’État reconnu de se prendre en charge et se gouverner lui-même en toutes circonstances. La capacité est l’ensemble des moyens dont il dispose et sur lesquels il exerce déjà un contrôle compétent. Aptitude et capacité se vérifient dans la mise en pratique des principes universellement reconnus en stratégie d’État. Il y en a treize :

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4 de 11. Cancer référendaire

Depuis le sabotage du résultat souverainiste de la consultation populaire de 1995 par le gouvernement fédéral, les occasions démontrant la nécessité d’abandonner la démarche référendaire ne font que s’accumuler. Il ne fait pas de doute qu’une large majorité de Québécois n’est pas intéressée à risquer un plébiscite suicide, sans lendemain.

Ce refus général a d’ailleurs provoqué le départ des trois derniers chefs du Parti québécois, principale formation politique qui propose de doter le Québec du statut d’État souverain, donc indépendant. Certes, la démission de Jacques Parizeau, le jour suivant le référendum du 30 octobre 1995, fut surtout le fruit de considérations protocolaires. Le Premier ministre d’alors, dans un geste empreint de dignité, a quitté parce qu’il considérait la « réponse négative » des Québécois comme un rejet de son projet de pays. Son départ fut-il précipité? Aurait-il dû d’abord contester le résultat du plébiscite? Ces questions intéressantes ne peuvent néanmoins rien changer à l’événement de 1995

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24 novembre 2006

6 de 11. Comment éviter les surprises du pacte

La constitution d’un pacte entre les partis souverainistes du Québec pourrait réserver quelques surprises au terme d’une élection décisionnelle à double majorité. Ignorer cette réalité ne serait pas faire preuve d’honnêteté envers ceux et celles qui souhaitent voir le Québec devenir un État en ayant recours à ce moyen. Deux situations causant problème pourraient survenir: 1) l’obtention d’une majorité absolue (50 % +1) sans une majorité de députés élus; 2) l’élection d’une majorité de députés sans l’obtention d’une majorité absolue des votes exprimés en faveur des candidats associés au pacte. Après avoir identifié les problèmes qui en découlent, nous conclurons en identifiant des façons de les contourner.

1. Les problèmes

a) Majorité absolue des voix sans une majorité de députés élus

L’on ne peut nier qu’il soit possible que la division des votes entre les partenaires souverainistes, dans certaines circonscriptions, permette à un candidat fédéraliste de l’emporter. Cela peut se présenter particulièrement dans les contés où les luttes ont toujours été serrées entre les candidats souverainistes et les candidats fédéralistes. Ça peut aussi être le cas là où les partis favorables à l’indépendance reçoivent un support important des électeurs. Aussi est-il pensable qu’un soutien majoritaire en faveur de l’indépendance du Québec ne conduise pas à l’obtention d’une majorité d’élus.

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5 de 11. Élection à double majorité : plus tranchant qu’un référendum

Au Québec, lorsqu’on pense référendum, on pense à René Lévesque. Or, pour ce dernier, un référendum n’était qu’un moyen, vu comme original en 1974, pour que le Parti québécois ne se retrouve pas aux prochaines élections dans l’impasse dans laquelle il crut être en 1973. Pour ses dirigeants d’alors, cette impasse, qui s’exprimait par un faible nombre d’élus, découlait de la fusion, dans le programme de ce parti, d’un projet de société et d’un projet de pays.

Les délégués au congrès de 1974, convaincus de cette lecture, choisirent de séparer ces projets. Ils privilégièrent une élection sur le projet de société et la tenue d’un référendum en fin de mandat sur le projet de pays, présumant que les réformes apportées feraient augmenter le soutien populaire en faveur de ce projet de pays. Ce fut le cas. Ce soutien passa de 30 % en 1973 à 40 % en 1980.

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1 décembre 2006

7 de 11. Procéder avec un mandat légitime

par Claude Bariteau et Stéphane Harrisson

Pour accéder à l’indépendance, les Porteurs du pays préconisent une élection décisionnelle au cours de laquelle les candidats indépendantistes endossent une plate-forme électorale commune dont la priorité est d’instituer l’État indépendant et souverain du Québec s’ils obtiennent l’appui d’une majorité des votes exprimés et, de surcroît, font élire une majorité de députés. En cela, cette démarche innove par rapport à la tenue d’un référendum et se distingue d’une élection référendaire à majorité simple.

Or, au Québec, lorsqu’il est question d’une démarche autre que la tenue d’un référendum, des voix s’élèvent et crient au manque de transparence ou, pire, au vice démocratique. L’élection décisionnelle est tout sauf cela. Avec une plate-forme électorale dont la priorité est d’instituer le pays, le mandat recherché est clair. Avec l’engagement des élus à procéder si le soutien des électeurs est au-delà de 50 % des votes exprimés, on ne saurait parler de vice démocratique puisque cet engagement implique de ne pas procéder en deçà de 50 %.

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8 décembre 2006

9 de 11. L’indépendance tranquille toute en douceur

La stratégie référendaire du Parti québécois sur l’accession à la souveraineté est comme un vieux yogourt dont la date est expirée. Inventée il y a 32 ans par un personnage controversé (Claude Morin), soupçonné « d’intelligence » avec la GRC, à une époque lointaine où les militants souverainistes se réunissaient dans les sous-sols d’église, cette stratégie est devenue, avec le temps, une vieille idée véhiculée par un parti vieillissant incapable de s’adapter à la réalité du XXI siècle.

Même avec un « jeune » chef, une vieille idée est une vieille idée. L’objectif, issu de la stratégie « étapiste » de Claude Morin, est toujours le même : assurer la gouvernance provinciale en attendant le moment propice, auparavant selon la « conjoncture » et maintenant, selon un agenda concocté à l’aide d’une boule de cristal. Pourtant le passé devrait être garant de l’avenir : en 30 ans, 18 ans de gouvernance provinciale, 2 référendums perdus, beaucoup de limousines ministérielles et retour à la case départ. Malgré tout cela, les chefs cuisiniers péquistes veulent encore étirer la sauce.

Seulement à la pensée de revivre un autre choc post-traumatique, les Québécois ont pris en aversion le mot « référendum » et les indépendantistes baillent d’impatience et d’ennui. L’ « étapisme à la Claude Morin » est en train d’agoniser lentement. Ce n’est pas en soi une mauvaise nouvelle, n’en déplaisent aux dinosaures du Parti québécois.

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1 décembre 2006

8 de 11. La reconnaissance du Québec sur la scène internationale

Quatre procédés internes ont conduit à une reconnaissance de la souveraineté des peuples sur un territoire donné : 1) une déclaration unilatérale des parlementaires; 2) une proclamation de la part de représentants d’une force militaire; 3) un vote des parlementaires à la suite d’une élection au cours de laquelle un parti ou des partis s’engagent à faire un pays s’ils sont élus; 4) un référendum portant sur une question invitant les électeurs à dire qu’ils veulent un tel État.

De fait, il n’y a pas de procédés internes plus valables que d’autres. Seules entrent en jeu des exigences qui se sont progressivement imposées à la suite d’ententes plus ou moins formelles entre les États souverains. C’est ainsi que la tenue d’un référendum ou une élection décisionnelle est devenue quasi un incontournable aux yeux des États contemporains dès lors que le procédé utilisé, en l’occurrence une déclaration des parlementaires ou de représentants d’une force militaire, ne reçoit pas l’aval de l’État d’origine. Mais encore, faut-il que l’État d’origine en accepte le résultat.

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8 décembre 2006

10 de 11. Le projet de pacte et le Conseil de la souveraineté du Québec

par Francine Lavoie, Jacques Leduc et Gordon Lefebvre

Le Conseil de la souveraineté du Québec, par sa mission, promeut la souveraineté du Québec. C’est là son seul mandat. Faire le pays, le bâtir, le façonner selon les aspirations du peuple québécois, c’est l’affaire des citoyens, des regroupements indépendantistes et des partis politiques. Le CSQ se met à leur service.

Notre approche se concrétise sur trois fronts :

1- Le politique. Notre organisme est constitué, entre autres, de délégués de trois partis politiques. Ceux-ci ont leur propre agenda quant à la démarche vers le pays.

2- Les citoyens. Ceux-ci se mobilisent à l’intérieur d’organisations, de groupes, de partis politiques. Par exemple, le comité des aînés, la Toile et le Conseil général sont autant de regroupements au sein du CSQ.

3- Les organisations. Le CSQ, depuis ses débuts en 2003, s’est toujours fait un point d’honneur de collaborer et d’entretenir des liens étroits avec les organisations nationales, qu’elles soient de la société civile ou autre. Le CSQ entend d’ailleurs jouer son rôle de centre de gravité de la mouvance souverainiste dans le but de rapprocher les souverainistes de tous les horizons dans des actions communes.

La prochaine campagne électorale sera le catalyseur par excellence de la pensée et de l’ardeur souverainistes. Le CSQ demandera alors à tous ses partenaires de favoriser un discours rassembleur et une action cohérente face à la souveraineté.

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11 de 11. Le pacte, plus qu’un projet mobilisateur : un moteur

L’indépendance du Québec se réalisera lorsqu’une majorité de citoyens signifieront avec détermination leur volonté de se doter d’un pays, ce qui implique que les militants indépendantistes se mobilisent et que leur volonté se manifeste en dehors des scènes de théâtre comme l’a bien mis en évidence Marcel Lefebvre. Pour y parvenir, c’est le désir d’accéder à l’indépendance qui doit servir de moteur principal plutôt qu’un projet de société. Pour les Porteurs du pays, la création d’un nouveau véhicule est essentielle à l’activation de ce moteur. Aussi estiment-ils qu’un pacte est de loin le meilleur véhicule pour faire valoir le projet de pays. Il permet de réaliser l’union des indépendantistes, raffermit leur détermination et augmente l’enracinement du projet d’indépendance, jusqu’à la reconnaissance de l’État souverain du Québec sur la scène internationale. Chacun à leur façon, les auteurs des textes ici regroupés ont abordé l’un ou l’autre de ces thèmes. Voyons ce qu’il en ressort.

L’union des indépendantistes

Le premier thème a trait au caractère incontournable de la mise sur pied d’un pacte. Les indépendantistes se retrouvent dans divers partis et n’ont pas de liens politiques entre eux. Établir ce lien pour réaliser l’objectif de fonder le pays devrait déboucher sur la prise du pouvoir à cette fin. Ce lien doit être souple, ouvert mais aussi mobilisant et décisionnel.

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11 novembre 2006

Calendrier de parution des textes à propos du Pacte

Semaine du 12 novembre

Semaine du 19 novembre

Semaine du 26 novembre

Semaine du 3 décembre

Semaine du 10 décembre

21 février 2007

Mettre le cap vers l’indépendance

Intervention lors d’une assemblée du Conseil de la souveraineté du Québec, Montréal, samedi le 17 février 2007. En réponse à la question : « Sur quels éléments centrer ou recentrer le discours souverainiste ?».

À la question posée cet après-midi, je réponds : il faut mettre le cap vers l’indépendance, ce qui implique l’action avant tout. La mobilisation de l’ensemble des porteurs du pays dans le cadre d’une élection décisionnelle me semble une stratégie capable d’assurer un appui au-delà de 50% et, surtout, que cet appui puisse se concrétiser par la création d’un État indépendant. J’en conviens, ceci est plus facile à dire qu’à faire. Le discours et les stratégies déployés actuellement doivent être réévalués.

Trois points me paraissent particulièrement importants

1. Proposer en priorité un projet de pays plutôt que la gestion provinciale.

2. Entamer un dialogue entre le Parti québécois, le Bloc québécois, Québec solidaire et les organisations militantes en vue de la mise sur pied d’une coalition permanente vers l’indépendance, un pacte.

3. Permettre la discussion sur les différents modes d’accession à l’indépendance. Cette question est primordiale, car la stratégie référendaire nous enferme dans la dynamique canadienne où la situation est à l’avantage du gouvernement fédéral. Les parlementaires canadiens ne sont aucunement liés par le résultat d’un référendum, ce procédé n’a qu’une portée consultative au Canada. De plus, la loi sur la clarté (C-20) offre une marge de manœuvre supplémentaire permettant de fixer la hauteur de l’appui nécessaire.

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Mettre le cap vers l’indépendance

Intervention lors d’une assemblée du Conseil de la souveraineté du Québec, Montréal, samedi le 17 février 2007. En réponse à la question : « Sur quels éléments centrer ou recentrer le discours souverainiste ?».

À la question posée cet après-midi, je réponds : il faut mettre le cap vers l’indépendance, ce qui implique l’action avant tout. La mobilisation de l’ensemble des porteurs du pays dans le cadre d’une élection décisionnelle me semble une stratégie capable d’assurer un appui au-delà de 50% et, surtout, que cet appui puisse se concrétiser par la création d’un État indépendant. J’en conviens, ceci est plus facile à dire qu’à faire. Le discours et les stratégies déployés actuellement doivent être réévalués.

Trois points me paraissent particulièrement importants

1. Proposer en priorité un projet de pays plutôt que la gestion provinciale.

2. Entamer un dialogue entre le Parti québécois, le Bloc québécois, Québec solidaire et les organisations militantes en vue de la mise sur pied d’une coalition permanente vers l’indépendance, un pacte.

3. Permettre la discussion sur les différents modes d’accession à l’indépendance. Cette question est primordiale, car la stratégie référendaire nous enferme dans la dynamique canadienne où la situation est à l’avantage du gouvernement fédéral. Les parlementaires canadiens ne sont aucunement liés par le résultat d’un référendum, ce procédé n’a qu’une portée consultative au Canada. De plus, la loi sur la clarté (C-20) offre une marge de manœuvre supplémentaire permettant de fixer la hauteur de l’appui nécessaire.

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